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http://ahrf.revues.org/document106.html#bodyftn17Phanariotes
Le plan de Constantinople (première feuille, sortie à Vienne en août 1796), la Thessalie et les Principautés danubiennes, surtout la Valachie autour de Bucarest, sont les points forts de la carte, liés à sa propre vie. Deux de ces espaces, Constantinople et la Valachie, sont excentrés par rapport à la Grèce proprement dite, celle de l’Antiquité, qui par les noms figurant sur la carte est son thème central.
Cette importance donnée à des espaces périphériques correspond à l’idéologie des Phanariotes. Ils vivent au Phanar, quartier grec d’Istanbul, occupent le poste de grand drogman (interprète) de la Porte dès la fin du xviie siècle, jouant ainsi un rôle clef dans la politique extérieure de l’Empire ottoman, sont fortement liés au patriarcat qui règne sur l’orthodoxie dans l’Empire, et à partir du début xviiie sont hospodars (gouverneurs) des Principautés danubiennes – Valachie et Moldavie. Jusqu’aux années 1810, douze familles se partagent l’hospodariat, dont neuf grecques, deux roumaines et une albanaise. Ces princes phanariotes sont liés à la Russie et mènent un double jeu, servant les projets grecs des tsars, surtout CatherineII (ses petits-fils sont prénommés Alexandre et Constantin) dans les années 1770-1790. La Russie caresse alors l’idée d’un empire grec orthodoxe prenant la suite des Ottomans. C’est le cadre de la formidable extension donnée par Rigas à l’espace hellénique sur lequel il envisage d’établir un État. Cet État déborde même l’aire des Phanariotes, puisqu’il comprend la Bosnie, la Serbie et l’Albanie.
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http://ahrf.revues.org/document106.html#bodyftn10Hellenisme de Rigas
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http://ahrf.revues.org/document106.htmlHellas
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